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La Gazette du Festival 33 TOUR #9 : Rencontre avec le Trio Shagong

Rencontre avec le Trio Shagong afin d’en savoir un peu plus sur ces musiciens avant leur prochain concert qui se déroulera à la bibliothèque de Bègles dans le cadre du festival 33 TOUR vendredi 26 juin à 18h30

Bonjour, pouvez-vous vous présenter rapidement ?

Le Trio Shagong c’est: Gilles Orliaguet (chant-guitare), Antoine Reynaud (percussions-chant), Eric Duboscq(basse-chant), avec Jessica Yactine (danse) dans le conte musical « Taama », aux couleurs musicales de l’Afrique, du Cap-vert et du Brésil. Taama est un conte contemporain tout public, qui relate le voyage aventureux de 3 musiciens fuyant leur pays sinistré. Mélange de réalisme et d’onirisme, à la croisée des cultures, Taama est un conte à rebours de la fatalité, une invitation poétique et musicale à la fraternité, puissant remède aux dérives de notre monde au bord du chaos.

Comment avez-vous découvert la musique ?

A l’époque bénie du microsillon, à la radio, par les concerts, les festivals, puis la pratique de la guitare, la composition et la scène avec des groupes de la région bordelaise.

Comment est née l’envie de devenir artiste ?

Par le besoin de création sous toutes ses formes, musicale, littéraire, visuelle, dans des projets engageant une dynamique collective. Au pays du Shagong, le travail d’équipe est primordial, faisant appel aux talents individuels, pour créer des spectacles  (Taama et bientôt Taamama, pour jeune public) à la culture métissée.

Quel est votre processus de création pour un morceau ou pour un conte comme Taama ?

L’écriture de Taama aborde la question de l’état d’urgence d’un monde en bascule, qui nous pousserait à partir à la rencontre, de l’autre, de soi-même, par le conte, la musique et la danse, avec le public.

Une carrière idéale, pour vous, ce serait quoi ?

Le travail de création ne se suffit pas à lui-même, il s’accomplit dans la rencontre avec le public. C’est un métier de passion qui exige beaucoup au quotidien, qui mérite une meilleure reconnaissance et un soutien véritable sur un plan politique. La culture, pour être inspirante et innovante, doit être soutenue.

Quelles sont les difficultés pour un artiste émergent ?

Être émergent, c’est être poussé par un élan vital en évolution. Encore faut-il qu’il soit porté par les structures locales de diffusion et de programmation. Personne ne nous attend, il y a donc tout à construire.

Le festival 33 Tour, dans le cadre duquel vous allez vous produire, se déroule dans les médiathèques de la métropole. Quel est votre rapport aux bibliothèques, êtes-vous des usagers réguliers de ce service public de la culture ?

 Je suis personnellement très friand de découvertes littéraires, et un adepte régulier de la bibliothèque de Bègles, lieu populaire de rencontres et d’événements culturels vraiment intéressants.

 Quelques conseils musicaux d’artistes que vous aimez ?

 J’aime les inventeurs de mondes sonores nomades et envoûtants : Pat Metheny, Dhafer Youssef, Tigran Hamasyan, Constantinople, Avishai Cohen, Hadouk Trio, Louis Winsberg … et les musiciens maliens.

 Un dernier mot ?

Oui. Cap au grand large, vers d’autres mondes, d’autres langues, d’autres cultures, d’autres musiques !  Taama vous invite au voyage!