Découvrez la scène musicale girondine vue par les bibliothécaires musicaux !

Total Eclipse In Music – A vos écouteurs !

Nous vous proposons un voyage musical à la rencontre de l’éclipse totale de l’été 2026. Déposez vos lunettes et branchez vos écouteurs pour poursuivre l’expérience !

Les éclipses passent… les playlists restent…

Nous vous proposons un petit voyage musical en souvenir du moment où le soleil et la lune nous faisaient face.

Cliquez sur l’image pour écouter la playlist sur YouTube !

C’est parti !

Les morceaux de musique évoquant le lune ou le soleil sont légions. Pris séparément. Mais c’est Charles Trénet qui réussi le mieux à symboliser la symbiose entre les deux astres via une métaphore sur l’impossibilité de la rencontre entre le jour et la nuit à travers une histoire d’amour manquée. (« Le soleil a rendez-vous avec et la lune »).

Sur des paroles de Serge Gainsbourg, Anna Karina évoque tout en l’ellipse le soleil comme le souvenir d’un lieu idéal (« sous le soleil exactement »), précis et rêvé, baigné de lumière et de langueur,  et l’on s’en doute associé à l’évasion amoureuse ou érotique.

Chez Bob Bob Marley l’arrivée du soleil évoque le chant des possibles (« Nous lèverons la tête et ferons des louanges à Dieu / Nous lèverons la tête et ferons des louanges à Dieu, ouais / Le soleil brille, il fait beau ») tandis que pour les Neville Brothers la lune jaune jaune est vue comme la promesse d’en dire plus sur les infidélités de la tendre aimée (« Avec ton œil si grand et brillant / Tu peux voir toute cette foutue terre / Lune jaune, peux-tu me dire / Si la fille est avec un autre homme ?« ).

Songeons au mélancolique Nick Drake qui, introspectif, se méfie des effets de la lune (« Je l’ai vu écrit et je l’ai vu dire / La lune rose est en chemin / Et aucun de vous ne gardera la tête si haute / Car la lune rose vous aura tous / C’est une lune rose ») quand William Onyeabor y voit l’association du bonheur absolu (« Je sais / Tu es la lune qui brille dans la nuit / Et le soleil qui brille le jour / Nous devons marcher main dans la main / Viens ici, mon chéri / Je dois te serrer dans mes bras / je dois te serrer fort contre moi / Et sache que je t’aime. Le jour, tu seras avec moi / La nuit, tu seras avec moi / Et je vais te montrer l’amour / Un amour comme vous n’en avez jamais vu auparavant »). Sacré décalage !

Alors que le groupe français d’electro Agar Agar annonce la grande éclipse (« Il était une fois / Le soleil et la lune, un baiser / Sous l’équateur / L’éclipse arrive lentement Sous l’équateur / L’éclipse approche lentement de l’équateur »), les Pink Floyd nous plonge dans l’ambiance sonore de l’éclipse totale (« Et tout sous le soleil est en harmonie / Mais la lune éclipse le soleil / Il n’y a pas réelement de face cachée de la lune / En fait tout est noir »)… prolongé par le groove de Bobby Hutcherson.

Enfin, pour terminer cette rencontre entre les astres et la musique, écoutons Tom Waits qui évoque à travers une chanson douce et mélancolique, « Grapefruit Moon » , la lune couleur pamplemousse et la nostalgie d’un amour ou d’un air de musique qui ravive les blessures du passé.

Finalement, comme le dit si bien le grand Charles, à l’image du soleil et de la lune :

Le bonheur est un astre volage
Qui s’enfuit à l’appel de bien des rendez-vous
Il s’efface il se meurt devant nous
Quand on croit qu’il est loin il est là tout près de vous
Il voyage il voyage il voyage
Puis il part il revient il s’en va n’importe où
Cherchez-le il est un peu partout…